Pourquoi les canalisations se bouchent plus vite dans ce secteur viticole
Castets et Castillon se situe au cœur d’un territoire marqué par la culture de la vigne et par un habitat mêlant bâti ancien en pierre et constructions plus modernes. Cette double identité crée deux profils de problèmes bien distincts.
Dans les habitations anciennes du centre-bourg, les canalisations en fonte ou en grès datent souvent de plusieurs décennies. Avec le temps, le tartre s’accumule sur les parois internes, réduisant le diamètre utile du tuyau. Résultat : un simple dépôt de graisse ou de résidus alimentaires suffit à provoquer un bouchon complet, là où une canalisation neuve aurait laissé passer l’eau sans difficulté.
Dans les propriétés plus récentes, en périphérie, le souci vient plutôt des racines. Les haies, arbres fruitiers et pieds de vigne plantés près des fosses septiques ou des regards d’évacuation cherchent l’humidité constante présente dans les canalisations enterrées. Leurs racines s’infiltrent par les joints les plus fragiles et finissent par créer un véritable maillage qui piège les déchets solides.
Le rôle du sol argilo-calcaire dans les mouvements de terrain
Le sol de la région castillonnaise, riche en argile, se dilate avec l’humidité et se rétracte lors des périodes sèches. Ces mouvements successifs fragilisent les raccords de canalisation enterrée et provoquent parfois de légers désalignements de tuyaux. Un désalignement, même minime, crée une zone de stagnation où les résidus s’accumulent progressivement jusqu’à former un bouchon.
L’impact des habitations non raccordées au tout-à-l’égout
Une partie du bâti de la commune fonctionne encore avec un système d’assainissement individuel. Une fosse toutes eaux mal entretenue ou sous-dimensionnée par rapport au nombre d’occupants finit par saturer, ce qui ralentit l’ensemble de l’évacuation en amont, y compris dans la cuisine ou la salle de bain, bien avant que le problème ne soit visible au niveau de la fosse elle-même.


